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L'équipe de Suisse avait été très décevante lors de son huitième de finale de la Coupe du monde 2018. En cause, selon Granit Xhaka: des esprits chamboulés par l'affaire des aigles.
L'équipe de Suisse avait été très décevante lors de son huitième de finale de la Coupe du monde 2018. En cause, selon Granit Xhaka: des esprits chamboulés par l'affaire des aigles.Image: KEYSTONE
Nati

On sait enfin pourquoi la Nati a foiré contre la Suède en 2018

Pour la première fois, le capitaine de l'équipe de Suisse, Granit Xhaka, a expliqué ce lundi les raisons du cuisant échec lors de ce huitième de finale de la dernière Coupe du monde. La Nati n'avait pas digéré la polémique des aigles.
31.05.2021, 15:4531.05.2021, 17:23
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Ce 3 juillet 2018, la Suisse entière attend un exploit de ses footballeurs. A Saint-Pétersbourg, la Nati affronte la Suède en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Le pays espère enfin une victoire dans un match à élimination directe, après plusieurs échecs de suite. Hélas, la déception est à nouveau au rendez-vous. Très peu inspirée, fatiguée, l'équipe nationale fait un non-match face à des Vikings solides. Elle subit une défaite mortifiante, mais logique 1-0.

Remuage de couteau dans la plaie

Ce lundi, le nouveau capitaine de la Nati, Granit Xhaka, explique dans une interview à l'Agence télégraphique suisse (ATS), pour la première fois de l'intérieur de l'équipe, les raisons selon lui de cette prestation si décevante:

«Il y a trois ans en Russie, nous avons perdu contre la Suède pour une raison évidente: nous étions morts sur le plan mental. Les polémiques suscitées par le match contre la Serbie avaient laissé trop de traces. Nous n'étions pas prêts le jour J»
Granit Xhaka, capitaine de l'équipe de Suisse interview accordée à l'Agence télégraphique suisse (ats)

Face aux Serbes, dans un match fort émotionnellement et tendu politiquement, Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, tous deux originaires du Kosovo, avaient mimé un aigle – symbole du peuple albanais – avec leurs mains après les deux buts suisses.

Ces gestes avaient créé une polémique au sein même de la Nati (le sélectionneur Vladimir Petkovic les avaient déplorés publiquement), dans le milieu du foot et parmi la classe politique suisse. Natalie Rickli, à ce moment conseillère nationale zurichoise UDC, avait par exemple tweeté après ce match contre la Serbie: «Je ne peux pas vraiment me réjouir. Les deux buts n'ont pas été marqués pour la Suisse, mais pour le Kosovo. Si l'équipe du Kosovo gagne un jour, je serai heureuse pour eux, mais à la Coupe du monde, nous jouerons et fêterons pour la Suisse».

L'affaire a parasité les esprits des footballeurs suisses pendant plusieurs jours, notamment lors de celui du fameux Suède-Suisse.

«Nous n'étions pas libres dans nos têtes», avoue Granit Xhaka. «Notre communication a manqué de clarté après le match contre la Serbie. Nous n'avons pas su évacuer toutes les ambiguïtés qui ont pu peser sur le climat de l'équipe. Sur le terrain face aux Suédois, j'ai senti comme un poids sur mes épaules. Et je peux vous assurer qu'une telle sensation est très rare».

Le capitaine de la Nati l'affirme: ses coéquipiers et lui ont mûri depuis. Ils sauront mieux gérer de tels moments s'ils se reproduisaient. D'ailleurs, le milieu de terrain d'Arsenal a de grandes ambitions pour la sélection helvétique lors du prochain Euro (11 juin au 11 juillet): «Je crois que le moment est venu d'écrire l'histoire. C'est maintenant ou jamais».

Pour rappel, la Suisse affrontera dans le groupe A le Pays de Galles, l'Italie et la Turquie.

Selon vous, jusqu'où ira la Nati lors du prochain Euro?

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Ils sautent de 27 mètres depuis le viaduc de la Jonction à Genève
Quelques plongeurs très entraînés installent chaque été (illégalement) une plate-forme pour sauter dans le Rhône. Nous les avons accompagnés samedi.

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