Jérémy Desplanches n’a pas attendu longtemps pour donner un nouveau sens à sa carrière, désormais derrière lui. Le nageur genevois, qui a tiré sa révérence cet été après les Jeux olympiques de Paris, a mis en vente plusieurs de ses combinaisons au profit de la Fondation Théodora.
«C’est un bon moyen de passer à autre chose», nous confie l’athlète, médaillé de bronze historique aux JO de Tokyo en 2021 sur 200 mètres quatre nages. Par cette initiative solidaire, le Genevois veut aussi «redonner un peu de ce qui m'a été donné».
Neuves, les combinaisons que Jérémy Desplanches met en vente valent environ 400 francs pièce; l'athlète a fixé un prix d'entrée à 50 francs. «Elles ont été peu portées, elles sont toutes en très bon état», assure le nageur, qui les a enfilées à l'occasion de ses participations aux Jeux olympiques, aux Mondiaux ou à d'autres compétitions sportives prestigieuses.
Pour les fans du sportif, elles représentent ainsi une opportunité d’acquérir un petit morceau d’histoire, tout en participant à une œuvre caritative. «A l'approche des Fêtes, j'aimerais beaucoup pouvoir aider l'association avec ce petit coup de pouce financier», déclare Jérémy Desplanches, qui a mis les combinaisons en vente sur le site ricardo.ch ce mercredi 4 décembre. Elles le seront jusqu'au 14.
La Fondation Théodora a été créée en 1993 et déploie ses «docteurs Rêves» dans les hôpitaux pédiatriques et institutions spécialisées pour enfants. Ces artistes professionnels apportent des instants de légèreté et de bonheur à de jeunes patients confrontés à la maladie. En s’associant à cette cause, le nageur poursuit une volonté d’être utile au-delà des bassins.
Cette mise en vente ne s’accompagne pas de grands discours ni d’une stratégie marketing démesurée. Elle reste à l’image du champion: simple et modeste.
L'athlète troque ainsi ses combinaisons pour un maillot de bain plus classique. En janvier, il s'envolera avec son épouse, la nageuse Charlotte Bonnet, elle aussi jeune retraitée des piscines olympiques. Le couple prévoit de voyager pendant plusieurs mois, notamment à travers l'Asie et l'Australie.
A son retour, prévoit-il de vendre autre chose, comme sa médaille olympique gagnée à Tokyo? «Non! Je ne sais même pas où elle est...», s'amuse le champion olympique. Une breloque, s'il la retrouve, qu'il pourra ranger avec la dernière médaille qu'il a portée autour de son cou... Et qui ne vient pas de la natation.
Début novembre, c'est au célèbre marathon de New York qu'il s'est frotté, avec son père. Une expérience inoubliable, même si Jérémy Desplanches reconnaît avoir eu «un peu mal aux jambes» pendant quelques jours. Un exploit qu'il se dit prêt à réitérer un jour, éventuellement, au profit d'une bonne cause. Pour la Fondation Théodora, peut-être?