Ce «détail» peut être «dangereux» pour les athlètes
En freestyle, tout est freestyle. Ou presque. Il faut savoir que les athlètes n’ont pas à porter de combinaison officielle et certains, comme le Finlandais Kuura Koivisto, profitent à fond de cette liberté. Samedi, le spécialiste de slopestyle a profité d’un rayon de soleil pour dévoiler un bout de peau durant son run.
Un petit air de Viking hollywoodien qui n’est vraiment pas passé inaperçu.
Débardeur-cagoule, l'étonnant combo du Finlandais Kuura Koivisto au slopestyle 🤨
— Eurosport France (@Eurosport_FR) February 7, 2026
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Si la dégaine de Kuura Koivisto reste peu courante, même pour s’envoyer en l’air sur des skis, une autre originalité est, elle, beaucoup plus répandue sur la neige italienne cette année.
Du Suisse Nils Rhyner, aux Norvégiens Anni Karava et Tormod Frostad, en passant par l’Autrichien Matěj Švancer, un certain nombre de freestylers ont empoigné leur run avec le dossard enfilé de travers.
Si l’une des bretelles est placée correctement, l’autre passe sous l’aisselle des skieurs et des snowboardeurs. Sur les réseaux sociaux, ça s’écharpe sur les raisons de ce réflexe vestimentaire. Certains parlent simplement d’un style pour se démarquer, d’autres évoquent la sécurité. Selon les spécialistes, le look n’a rien à voir dans tout ça, même si les Jeux se déroulent dans la capitale italienne de la mode.
A commencer par Craig McMorris, expert en snowboard pour la chaîne canadienne CBC Olympic, qui explique que «ces dossards remontent souvent dans les yeux, c’est pourquoi beaucoup de riders les rentrent sous leur bras».
Autre exemple récent, la Japonaise Kokomo Murase a, elle aussi, glissé l'une de ses bretelles de dossard sous le bras pour remporter l’or à la finale de Big Air à Livigno lundi soir.
Le freestyler suisse Nils Rhyner, qui n’a pas réussi à atteindre la finale de slopestyle à Milan-Cortina, nous explique pourquoi il fait partie des athlètes qui glissent une bretelle de leur dossard sous le bras:
En outre, l’athlète suisse nous apprend que les dossards des JO d’hiver 2026 «sont à taille unique». Impossible, donc, d’en choisir un qui serait mieux adapté à sa morphologie. Si l’expert en snowboard Craig McMorris considère que ce problème est «dangereux», un ancien freestyler suisse tempère: «Oui, cela peut poser quelques problèmes durant le run, mais ce n’est pas gravissime à mon avis», rassure Nicolas Vuignier au téléphone.
S’il a «surtout croisé pas mal de snowboardeurs portant le dossard ainsi» durant sa carrière, Nicolas Vuignier ne l’a jamais fait. Pour lui, c’est «de l’ordre du détail». Un désagrément qui se gère «très bien personnellement» et qui ne demande «pas forcément de modification officielle au niveau du CIO».
En conclusion, l’ancien champion suisse de slopestyle et de halfpipe nous rappelle qu’à l’époque, les «freestylers portaient le même style de dossard que les skieurs alpins, beaucoup trop serrés pour nos mouvements spécifiques».
Existe-t-il des interdits? «La seule règle est que les spectateurs et les officiels doivent pouvoir voir le numéro inscrit sur votre dossard. Et vous devez bien sûr le porter sur le haut du corps», nous explique enfin Nils Rhyner, qui trouve également que «le porter de travers, ça rend plutôt bien» visuellement.
