DE | FR
Image: KEYSTONE
Pékin 2022

«Je faisais fausse route», confesse Mathilde Gremaud

Sa médaille de bronze autour du cou, la Fribourgeoise est revenue sur les moments difficiles qu'elle a traversés avant les JO.
08.02.2022, 13:2908.02.2022, 17:38

Le déclic pour Mathilde Gremaud s'est produit en décembre. «J'ai décidé de faire un retour aux sources. Je m'étais mis trop de pression», a reconnu la nouvelle médaillée de bronze du Big Air.

La Gruérienne s'est expliquée sur l'«été difficile» qu'elle a traversé. «J'avais voulu me remettre en question, essayer de nouvelles choses durant l'été. Les résultats n'ont pas suivi. Je me suis alors rendu compte en décembre que je faisais fausse route, que j'avais adopté de mauvaises croyances.»

Deux chutes à l'automne, à Coire et à Stubai en Autriche, avec en prime une légère commotion, ont peut-être facilité ce réveil salvateur.

«J'ai décidé de revenir à plus de simplicité. Il me fallait retrouver le plaisir de skier»

Mathilde Gremaud a ressurgi de sa torpeur au meilleur moment, sur ce site industriel de la mégalopole pékinoise qui servait de cadre inédit pour la finale de Big Air. «Je suis extrêmement heureuse de ma médaille de bronze. J'ai tout essayé sur mon troisième saut et je n'ai aucun regret de ne pas avoir obtenu l'argent.»

La Fribourgeoise observe que le Big Air a énormément progressé ces trois ou quatre dernières années. «Le niveau des meilleures filles il y a quatre ans (ndlr: la discipline n'était pas encore olympique) n'aurait peut-être même pas suffi à entrer en finale ici. Les meilleures ont fait des tricks (figures) que je n'avais jamais vus auparavant. Tout le monde a repoussé ses limites. C'était la guerre

Des larmes abondantes ont coulé sur ses joues mardi.

«Pour reprendre l'expression de mon grand-père, j'avais la vessie près des yeux»

Mathilde Gremaud place sur un pied d'égalité cette médaille de bronze avec celle d'argent décrochée il y a quatre ans en slopestyle à Pyeongchang. «Elles ont la même valeur. Les circonstances qui les ont précédées sont très différentes.»

Si le public a des frissons en regardant les acrobaties du Big Air, Mathilde Gremaud, qui fêtait ses 22 ans ce mardi, en sourit presque, un peu aussi pour les postures viriles: «Une fois en l'air, je sais exactement ce que je fais, où j'en suis. C'est une sensation corporelle très forte». (ats)

0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Robert Lewandowski et le syndrome du plombier polonais
Il voudrait partir. D'autres l'auraient libéré pour services rendus mais le Bayern a décidé de le retenir contre son gré. Et de toute façon, personne n'est prêt à le payer cher. C'est l'histoire d'un Polonais de service.

64 buts en une année, des records séculaires, des triplés légendaires, dix titres de champion d’Allemagne. Et pourtant, rien. Pas de Ballon d'or. Pas de proposition indécente. Pas de photographes qui en font un modèle (papa modèle d'une petite fille adorable, conducteur modèle d'une «Lambo» décapotable) ou qui le reluquent à la plage. Pas de diners en ville ni de campagne publicitaire: loin de tout, si loin. Presque oublié.

L’article