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Réveil musculaire

Une soirée folle avec des équipes capables de tout

Vous avez bien dormi? Remettez votre esprit en alerte avec des infos à parcourir et des questions à soulever.
14.04.2021, 06:5315.04.2021, 07:50

C'est quoi le Réveil musculaire?

Les principales actualités de la nuit livrées tous les matins à 7 heures tapantes, avec juste ce qu'il faut d'entrain, de mouvements d'humeur et d'exercices de style.

Un Paris fou

Paris a éliminé le Bayern et aussitôt, avec le goût de l'outrance qui caractérise les rageux de son pays, il est devenu «le nouveau favori de la Ligue des champions».

«Je crois que non. Je ne crois pas, non, que nous soyons subitement devenus les favoris de la Ligue des champions»
Mauricio Pochettino, entraîneur du PSG, un rien goguenard

D'une victoire 3-2 à Munich où il a repoussé trente tirs, le PSG a concédé une défaite 1-0 dans laquelle il s'est heurté trois fois aux poteaux (Neymar) et cinq autres fois à Neuer. Le foot est ainsi fait, bizarre et cruel, à pourfendre les êtres désespérément rationnels. Le PSG est ainsi fait, capable de perdre un match de sous-préfecture à Lorient ou à Nantes, en étant perclus de raideurs aristocratiques, et capable de battre le champion d'Europe avec des valeurs de sacrifice, en mode blue color, en se pliant à toutes les contraintes.

Un PSG insondable et imprévisible, tergiversant les esprits cartésiens, à moins qu'il ne soit tout simplement protéiforme et sélectif. On voulait voir Mbappé et Neymar, on a vu Gueye et Di Maria. On a loué de riches individualités, au risque de quelques egotrips, on prête aujourd'hui des vertus collectives inestimables. D'une escouade de jet-setteurs en liquette, Paris est subitement devenue une grande équipe en conquête, de celles qui mouillent le maillot, comme disent les rageux d'antan.

Il n'y a pourtant aucune outrance dans toute cette histoire, juste la stricte réalité: s'il y a bien un enseignement à tirer de ses victoires contre Barcelone et le Bayern, c'est que le PSG est capable de tout, sans la moindre raison ni vergogne. Absolument tout, même de gagner la Ligue des champions. Bien sûr que oui.

Une envie folle

Pas besoin de parler le schwyzerdütsch pour comprendre le sens de la phrase: «Scheissegal, wie!» Comme le PSG, l'équipe de Suisse féminine a obtenu sa qualification à l'Euro 2022 par tous les moyens, des plus louables (quel cran!) aux plus évitables (égalisation poussive à 1-1, victoire 3-2 aux tirs au but, alors que la République tchèque a eu les meilleures chances en prolongations).

Les Suissesses se sont réveillées tard (59e), mais pas trop tard. Comme au match aller, l'ouverture du score des Tchèques a sonné ce brillant réveil, ou peut-être les cloches, sinon les deux en même temps. Portée par sa capitaine Lia Wälti, la Suisse est subitement devenue moins nerveuse et plus entreprenante, toujours en danger, à chaque instant, mais plus sûre de sa force, de son style, de son destin européen.

«Je suis épuisée, nous nous sommes toutes battues les unes pour les autres et nous avons bien défendu. Je me fous de la manière dont nous avons gagné: nous allons à l'Euro!»
Lia Wälti

Des fins de match dingues

Les barbes piquent et les mots blessent: c'est parti pour les play-off...

  • Gottéron a remporté la première manche 2-1 face à Genève-Servette, sans difficulté apparente jusqu'au tout dernier moment. Perdu pour perdu, les Grenats ont marqué à quelques secondes de la fin, à six contre cinq. Ils ont même failli égaliser par Fehr.
  • Lausanne a battu Zurich 3-2 en prolongation, sur un but de sa star Denis Malgin (67e). La confrontation a commencé sous haute tension, avec déjà quelques contentieux et des surveillances très rapprochées (sur Malgin, notamment).

Ailleurs, Zoug, grandissime favori au titre, a chichement battu Berne, qualifié de dernière minute (4-2), tandis que Lugano a torpillé Rapperswil 6-2. Les barbes n'ont pas fini de pousser et le ton de monter...

Pour prévenir un éventuel retour de bâton, voici un extrait des mémoires de Roy Keane, idole rugueuse et cabotine de Manchester United:

«Je me suis embrouillé avec tellement de monde qu'avant un match, je ne sais plus à quel joueur serrer la main ou pas»

Ce soir, méfions-nous, d'autres se préparent à faire des folies (Liverpool - Real Madrid, Borussia Dortmund - Manchester City).

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Edinson Cavani et Unai Emery ont mis une grosse claque à tous ceux qui n'en voulaient plus, en qualifiant leur équipe pour la finale de la Ligue Europa. Ce sera donc Manchester United-Villareal, le 26 mai en Pologne.

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