Sport
Course à pied

Ces deux Romands un peu barrés se sont lancés un sacré défi

Ces deux Romands un peu barrés se sont lancés un sacré défi
Rob et Léo.Image: robandleo_

Ces deux Romands un peu barrés se sont lancés un sacré défi sportif

Rob Newton et Léo de Riedmatten ont longtemps trouvé la course à pied stupide. Le Covid a tout changé, et les voici lancés dans un périple à travers tout le pays.
03.07.2024, 18:55
Reto Fehr
Reto Fehr
Plus de «Sport»

Les deux Romands ont démarré leur défi "Project 26" il y a deux semaines à Genève. Il consiste à courir 26 kilomètres en 26 jours dans les 26 cantons de Suisse. Le but: récolter 26'000 francs pour une bonne cause. Contacté par téléphone alors qu'ils étaient en train de... courir, évidemment, les deux garçons de 27 ans sont revenus sur la genèse du projet, et sur son élément déclencheur.

Rob et Léo, vous êtes où en ce moment?
Léo de Riedmatten: Attends, je te mets sur haut-parleur, comme ça on pourra se parler tous les trois avec Rob. Nous sommes partis du col de la Maloja et allons en direction de St Moritz. Oh, attends, nous arrivons à une bifurcation... On passe par où?

Le duo se concerte brièvement puis décide de remplacer la course à pied par la marche, le temps de répondre à nos questions.

Projecrt 26
Image: Rob und Leo

Commençons par le début. Comment avez-vous eu l'idée de ce projet?
C'était pendant la pandémie de Covid, lorsque la vie s'est en quelque sorte arrêtée. Nous nous ennuyions et cherchions un moyen de nous voir sans enfreindre les règles de distanciation sociale.

Avant, vous ne faisiez pas de jogging régulièrement?
Non. On faisait tous les deux du sport, Rob du foot et moi du tennis, mais on détestait les entraînements de course à pied.

Et ensuite?
Nous avons commencé à courir et, d'une certaine manière, tout a dégénéré (ils se marrent).

Vous êtes devenus accros?
Oui, on peut dire ça.

Comment passe-t-on d'une passion pour la course à un projet aussi énorme que celui de traverser le pays?
Nous avons vu d'autres projets sur le running, et avons été inspirés par Nick Butter, qui a été le premier homme à courir un marathon dans chaque pays. On s'est dit qu'on pouvait faire pareil, mais de manière plus locale.

Pourquoi tout est-il placé sous le signe du 26?
On a d'abord pensé aux 26 cantons suisses, puis une chose en a entraîné une autre, et 26 est devenu pour nous le chiffre magique. 26 kilomètres par jour en 26 jours, c'est clair que ce n'est pas simple, mais c'est quelque chose dont on se sent capables. Ensuite, nous voulions impliquer un projet caritatif et nous nous sommes fixés un objectif de 26'000 francs suisses. Et puis, on s'est aussi dit qu'on pourrait réaliser ce projet à 26 ans chacun.

Project 26
Le planning du duo.

Sauf que vous avez désormais 27 ans...
Oui, la planification a duré plus longtemps que prévu et on ne voulait pas se précipiter.

Peut-on se joindre à vous pour courir?
Oui, c'est possible. Le but de notre défi est aussi de rencontrer des gens. Pour ceux qui veulent nous accompagner, le mieux est de nous contacter sur Instagram. Nous avons des groupes Whatsapp pour certains cantons.

Est-ce que l'itinéraire précis est déjà disponible quelque part?
Pas pour tout les cantons. Il y en a dont nous n'avons pas encore décidé de l'itinéraire que nous emprunterons.

Comment ça?
Oui, nous décidons en partie spontanément. Par exemple, au moment où on se parle, on sait qu'après St-Moritz, nous irons à Andermatt. Dans le canton d'Uri, nous savons seulement que nous partirons d'Andermatt. Nous planifions ensuite les détails pendant le voyage en train.

Donc, les itinéraires ne sont pas toujours planifiés longtemps à l'avance, mais la région oui. À quoi faites-vous attention pour vos 26 kilomètres?
Nous voulons bien sûr voir les beaux coins de chaque canton, et ne pas faire trop de dénivelé non plus. Nous avons fait de mauvaises expériences à ce sujet.

Racontez-nous!
Le 6e jour, on a fait un trail dans le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures. Nous voulions notamment passer devant l'Aescher. Mais ces mètres de dénivelé nous ont fait mal aux jambes, et je pense qu'on les sentira jusqu'à la fin du périple!

Quel est en fait le plus grand défi de votre projet?
Ce sont les problèmes physiques. Léo a un peu de mal avec son genou, et moi j'ai aussi quelques petits bobos. Ils ne vont pas diminuer dans les prochains jours (ils en rigolent).

Que faites-vous pour y remédier?
Nous nous concentrons sur la récupération. Cela passe aussi par une bonne alimentation. Enfin, on essaie, parce qu'on aime bien manger!

La preuve:

Project 26
Image: Robandleo_

Vous faites des vidéos quotidiennes de vos sorties. Quelqu'un vous aide?
Nous filmons et montons la plupart du temps nous-mêmes. Certains jours, des amis s'en chargent. Mais en principe, nous sommes deux.

Le 14 juillet, vous en terminerez en arrivant dans votre canton d'origine, le canton de Vaud. Qu'est-ce qui se passera ensuite?
Nous ne ferons plus jamais de jogging (ils se marrent).

Sérieux?
Non, c'est pas vrai. Nous avons déjà beaucoup d'idées sur ce que nous voulons faire. Ce projet doit être le point de départ pour d'autres. Il peut s'agir de faire du vélo ou de pratiquer d'autres sports.

J'ai une idée.
Allez-y!

Il y a une cinquantaine de pays en Europe. Pourquoi pas des sorties de 50 kilomètres dans chacun d'eux pendant 50 jours?
C'est justement sur notre liste!

Cette course passe chez les pompiers, en boîte et dans des musées
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Alex: «Je suis très embêté quand Gottéron gagne»
Dessinateur de presse et grand fan de Fribourg-Gottéron, «Alex» passe son temps à taquiner le dragon dans La Liberté. Il raconte son travail en play-off, et ce titre de champion qu'il n'a pas envie de fêter tout de suite.

Alex, d'où vient le dragon de vos dessins? Sur quel modèle vous êtes-vous basé pour le réaliser?
Il vient de la vallée du Gottéron, comme dans la légende, et plus concrètement du premier motif choisi par le club pour le représenter. C'était à la fin des années 90. L'animal était vert, avec une corne rouge sur le pif, une bleue sur le front et des écailles de la même couleur sur le dos. J'ai repris ce motif pour en faire un cartoon, un personnage de BD. Le logo du club a changé par la suite mais mon dragon, lui, est toujours resté le même.

L’article