DE | FR
Bild

Les conditions météorologiques étaient catastrophiques, dimanche, au Grand Prix de Belgique de F1. image: keystone

Jacques Deschenaux: «On ne peut pas blâmer le directeur de course»

Le Grand Prix de Belgique de F1 n'a duré que trois tours, derrière la voiture de sécurité. Max Verstappen a été désigné vainqueur. La presse et certains pilotes dénoncent une mascarade. Pas l'ancien chef des sports de la RTS.



«Simulacre de Grand Prix», «pathétique podium», «farce» ou encore «parodie de course». Les mots de la presse sont durs pour qualifier le Grand Prix de F1 de Belgique.

Les bolides alignés derrière la safety-car

Les esprits se chauffent, pas les moteurs

Mais il faut dire que ce qu'il s'est passé dimanche sur le circuit de Spa-Francorchamps restera dans les annales, et pas positivement. Ce GP est tout simplement le plus court de l'Histoire. Il a duré trois tours. Oui, vous avez bien lu. Trois tours! Qui plus est derrière la safety-car, donc sans possibilité de dépassement.

La faute aux conditions météo catastrophiques – forte pluie et brouillard. Pour la faire courte, le premier départ fixé à 15h00 a été repoussé. Ce n'est qu'à 18h17 que les bolides ont pu retourner sur la piste, grâce à une légère amélioration. Mais de très courte durée. Le directeur de course Michael Masi a décidé de renvoyer définitivement tout le monde au garage après ces trois tours de chauffe derrière la voiture de sécurité. Suffisant pour établir un classement officiel et un vainqueur, le Néerlandais Max Verstappen (mais avec la moitié des points habituels, comme pour les dix premiers). De quoi faire vrombir sur le paddock et dans la tribune de presse.

Lewis Hamilton, troisième, s'est notamment insurgé via une story Instagram: «Aujourd'hui, c'était une farce, et les seuls perdants sont les spectateurs qui ont payé beaucoup d'argent pour nous voir rouler. Le plus important, c'est de rembourser ces fans, qui sont le cœur de notre sport.»

Pas d'autre solution

Jacques Deschenaux est, lui, resté calme derrière sa TV, même s'il a «zappé sur Grasshopper-Servette au bout de ce long moment d'attente». Et pour cause: l'ex-journaliste sportif de la télévision romande (RTS) comprend parfaitement les décisions du directeur de course.

«Le règlement de la F1 stipule qu'il faut absolument une course. Et elle doit faire au moins deux tours. Les responsables se sont contentés du strict minimum, mais c'était la seule solution. On ne peut pas les blâmer»

Jacques Deschenaux, journaliste spécialiste de la F1

Faire se dérouler coûte que coûte la course normalement? Impossible pour l'ancien chef des sports de la RTS. «Ça aurait été criminel!», s'émeut-il.

Les pilotes ne voyaient pas grand chose

Remettre la course au lendemain? Impensable. «Il faut 2000 bénévoles pour un tel événement, qui doivent retourner au travail le lundi, argumente Jacques Deschenaux. Sans parler du fait que la météo était aussi annoncée mauvaise pour lundi. Et puis il y a un problème logistique: le Grand Prix des Pays-Bas a lieu déjà le week-end prochain, alors il faut très vite démonter le matériel en Belgique pour l'installer là-bas.»

Et quid d'une annulation pure et simple de ces deux ou trois tours derrière la safety-car? Ne pourrait-on pas imaginer un classement sur les temps des qualifications? Là encore, le spécialiste de F1 balaie l'idée. Pour des raisons de respect du règlement et des droits TV, d'abord. Ensuite, parce que malgré le souhait d'Hamilton, «c'est impossible de rembourser tous les spectateurs. Et puis, imaginez si tout à coup, juste après l’annonce de l'annulation, il avait fait beau temps…»

Le champagne a malgré tout coulé sur le podium à Spa-Francorchamps

Discussions en vue

Le directeur de course a donc été pris au piège. Il fallait impérativement rouler, sans pouvoir offrir le spectacle d'une vraie course et en s'exposant aux moqueries des suiveurs. Celles par exemple du Français Pierre Gasly, sixième sur le circuit wallon dimanche:

«C'est un peu gros de me donner des points pour avoir réussi à suivre deux fois deux tours une voiture de sécurité. Ah si, j'ai réussi à ne pas abîmer ma voiture dans la mise en grille!»

Pierre Gasly, pilote de F1

Mais à l'instar de ses confrères pilote, le Normand de 25 ans n'a apporté aucune solution crédible pour éviter que pareil scénario se répète.

Sergio Perez a perdu le contrôle de sa voiture avant même le départ

Selon le site motorsport.com, les dirigeants de la F1 – notamment son PDG Stefano Domenicali – vont discuter avec les équipes et la Fédération internationale de l'automobile (FIA) pour modifier le règlement. En proposant de rendre obligatoire des tours sous drapeau vert (et donc un minimum de vraie compétition) pour valider les résultats ou alors en créant une procédure qui permettrait de fixer, si nécessaire, les courses à des dates ultérieures.

Plus d'articles sur le sport

Les footballeurs ne supportent plus d'être remplacés

Link zum Artikel

«Roger Federer pourrait revenir dès l'Open d'Australie»

Link zum Artikel

Le jour où Lionel Messi a refusé de laisser sa place

Link zum Artikel

Petkovic: «La méfiance de l'ASF a été difficile à accepter»

Link zum Artikel

Costaud, un peu fou, la Suisse a son nouveau patron de Coupe Davis

Link zum Artikel

Netflix entretient le mystère autour de Michael Schumacher

Link zum Artikel

Pour les sportifs, un petit joint ne fera bientôt plus de mal

Link zum Artikel

Berne était le Bayern du hockey, désormais il ressemble à Ajoie

Link zum Artikel

La Nati est virée du jeu FIFA, mais qui la pleure vraiment?

Link zum Artikel

Roger Federer réussit un coup de maître avec son entrée en bourse

Link zum Artikel

Young Boys a épaté tout le monde, à commencer par lui-même

Link zum Artikel

Novak Djokovic a dû attendre de perdre pour être aimé du public

Link zum Artikel

Née qu'avec 8 doigts, Francesca Jones est une pépite du tennis

Link zum Artikel

Lausanne-Sion? Laissez tomber, voici les cinq vrais derbys romands

Link zum Artikel

Les Suisses cartonnent en contre-la-montre, depuis un sacré temps

Link zum Artikel

Yann Sommer est le chouchou des Suisses et voici pourquoi

Link zum Artikel

Il distribuait des beignes mais au fond, il n'était pas si méchant

Link zum Artikel

Les supporters ont-ils attrapé la grosse tête?

Link zum Artikel
Montrer tous les articles

Les grands-parents

1 / 27
Les grands-parents
source: shutterstock
Share on FacebookShare on TwitterShare via WhatsApp

Hamilton-Verstappen, un conflit inévitable?

Lewis Hamilton a remporté dimanche le Grand Prix de F1 de Grande-Bretagne et s'est rapproché de Max Verstappen au classement général. Les deux rivaux ont eu un accrochage, qui a fait sortir le Néerlandais de la piste. De quoi envenimer leur relation, étonnamment cordiale jusqu'à présent.

Lewis Hamilton s'est imposé dimanche sur le circuit de Silverstone. Le Britannique a du même coup remporté le 99e Grand Prix de sa carrière. Surtout, il a recollé au classement général en revenant à huit points du leader, Max Verstappen. Sur le bitume anglais, le duel entre les deux hommes – qui dominent outrageusement la saison après dix courses – a pris une autre tournure. Ils ont eu un accrochage dans un virage à la fin du premier tour.

Résultat: le bolide de Verstappen est parti en …

Lire l’article
Link zum Artikel