DE | FR
12 500 personnes ont assisté au slalom géant d'Adelboden samedi dernier, une organisation risquée à cause du Covid-19.
12 500 personnes ont assisté au slalom géant d'Adelboden samedi dernier, une organisation risquée à cause du Covid-19. image: keystone/shutterstock
Commentaire

Les organisateurs d'Adelboden ont été naïfs avec leur plan sanitaire

La grosse fête sur le mythique Chuenisbärgli ce week-end, lors des courses de ski alpin d'Adelboden, a irrité. Les organisateurs ne peuvent être blâmés qu'en partie. Mais ils ont mis sur pied un événement risqué.
10.01.2022, 17:0524.01.2022, 12:30
Claudio Zanini / ch media

Marco Odermatt a gagné, samedi, la plus belle course de sa carrière. Un triomphe sur le slalom géant d'Adelboden qui a lancé une fête endiablée dans le public. Plus de 12 500 spectateurs y ont participé. Comme si Omicron n'était rien d'autre qu'une lettre de l'alphabet grec.

Ce week-end, sur la piste du cirque blanc, une étrange ambivalence: tout le monde souhaitait une fête du ski. Mais quand elle est arrivée, beaucoup se sont sentis mal à l'aise.

On ne peut épingler qu'en partie les organisateurs, réunis autour du directeur Christian Haueter. Ils voulaient offrir au plus large public possible un spectacle sportif. Ils ont suivi les instructions des autorités, et celles-ci ont donné leur feu vert. Le certificat 3G était obligatoire sur l'ensemble du site, et il n'y a pas eu de bars sous les tentes.

Le directeur de la santé publique bernoise à la rescousse

Le directeur de la santé publique du canton de Berne, Pierre Alain Schnegg (UDC), a défendu dimanche la décision des organisateurs et des autorités. Il a mis en avant la responsabilisation individuelle: «Chacun doit apprendre à assumer ses responsabilités». Le politicien bernois estime aussi qu'un retour à la normale doit se faire. (ats/yog)

Mais pas besoin d'être organisateur d'une épreuve de Coupe du monde pour prévoir qu'une fête devienne difficilement contrôlable, avec l'alcool. S'attendre à ce que les milliers de visiteurs respectent la recommandation de porter un masque ou gardent leurs distances touche à la naïveté. Que ce soit dans les tribunes, aux tables hautes du village installé pour l'occasion ou dans les bus navettes, les images ont déconcerté.

«Les Suisses essaient de contaminer tout le monde en un week-end»

Le skieur autrichien Manuel Feller, deuxième du slalom géant samedi, ne partage pas l'avis de Pierre Alain Schnegg. Interrogé après la course par ORF, la télévision publique de son pays, l'athlète a lâché une punchline qui a fait beaucoup parler: «Les Suisses ont une approche un peu différente (ndlr: de l'Autriche). Ils essaient de contaminer tout le monde en un week-end.» Même si Feller l'a sortie en rigolant, la déclaration n'a pas plu à Pierre Alain Schnegg, pour qui elle est exagérée. «La situation est-elle vraiment meilleure en Autriche qu'en Suisse avec le confinement?», s'est interrogé, avec une once d'ironie, le politicien bernois. (ats/yog)

La décision prise, à la dernière minute, d'annuler la cérémonie de remise des prix, le samedi soir devant le public, montre que même les organisateurs ont eu un sentiment de malaise. D'après nos informations, plusieurs athlètes – inquiets – ne se seraient même pas présentés.

Le risque de contagion ce week-end était trop élevé pour tout le monde. Et pas seulement pour les skieurs.

Adaptation en français: Yoann Graber

Plus d'articles sur le sport

Montrer tous les articles

21 fois où les marques ont entubé les consommateurs

1 / 23
21 fois où les marques ont entubé les consommateurs
source: reddit
partager sur Facebookpartager sur Twitterpartager par WhatsApp

Stromae présente L’enfer au 20h de TF1

«Je suis en manque et prêt à revenir mais ce ne sera pas en Suisse»
Lucien Favre bientôt de retour sur les terrains? L'entraîneur vaudois le laisse entendre dans une longue interview accordée à Keystone ATS, où il confirme également qu'il ne retravaillera pas en Suisse et encore moins à la tête de la Nati.

Après la fin de son aventure à Dortmund en décembre 2020, Lucien Favre a éprouvé le besoin impérieux de recharger ses batteries. Aujourd'hui, le Vaudois entend reprendre le fil d'une carrière qui reste comme la plus belle jamais accomplie par un entraîneur suisse. A 64 ans, la passion qu'il nourrit envers le football reste entière.

L’article