L'équipe d'Italie se déchire en public après son titre aux JO
Tout semblait aller bien pour l'équipe d'Italie de short-track, sacrée championne olympique mardi lors du relais mixte disputé devant son public.
Mais la joie aperçue sur la glace, puis à la cérémonie de remise des médailles, a rapidement laissé place au conflit interne, après les propos du dernier relayeur italien, Pietro Sighel, dans les colonnes de La Repubblica.
Le patineur de vitesse a épinglé l’une des relayeuses de l’équipe, Arianna Fontana, qui possède l’un des plus beaux palmarès du sport italien avec treize breloques olympiques, dont trois titres. Seul l’escrimeur Edoardo Mangiarotti a offert autant de médailles à l’Italie.
«Arianna Fontana? Mais qui la connaît?», a lancé Sighel, lui reprochant d’avoir fui le système italien. «Elle s’entraîne à l’étranger depuis huit ans, c’est son choix. Nous ne formons certainement pas une équipe avec elle, hormis pendant les deux minutes et demie qu’elle passe sur la piste. Les plus talentueuses sont nos patineuses, qui ont su travailler en équipe et progresser même sans elle», a-t-il ajouté.
Par ses déclarations, Pietro Sighel n’a fait que réveiller de vieilles tensions au sein de l’équipe italienne de patinage de vitesse sur piste courte.
En 2019, Arianna Fontana avait accusé deux de ses coéquipiers, Andrea Cassinelli et Tommaso Dotti, de l’avoir fait tomber à l’entraînement. Depuis, elle serait en froid avec le clan italien, rapporte La Dépêche.
Cinq ans plus tard, les deux patineurs mis en cause ont été acquittés par le tribunal fédéral de la Fédération italienne de patinage. «Cela s’est terminé comme cela devait se terminer, ou plutôt, cela n’aurait même pas dû commencer: les deux garçons ont été acquittés pour ne pas avoir commis le fait», a appuyé Sighel.
Arianna Fontana doit encore participer au 1000 mètres individuel, mais surtout au relais féminin, dans une ambiance manifestement exécrable.
(roc)
