DE | FR
Image: Shutterstock
Jeux olympiques

Le taekwondo fait un carton auprès des petites filles

Devenue moins violente grâce à la technologie, la discipline séduit un paquet de bambines. «C'est mon sport préféré», clame Violette, 7 ans (et toutes ses dents).
04.04.2021, 12:0204.04.2021, 16:59
Suivez-moi

La taekwon...quoi?

Définition
Sport olympique depuis 2000, le taekwondo est un art martial sud-coréen basé majoritairement sur diverses techniques de coups de pieds. Les enfants peuvent le commencer à 4 ans. Jusqu'à 11 ans, ils s'affrontent en duel lors de trois rounds d'une minute. Le principe consiste à marquer le plus de points en touchant, avec les pieds ou les poings, le plastron de son adversaire. Les coups à la tête sont interdits avant 11 ans.

Les filles débarquent en force dans les clubs de taekwondo. «Lors de certains cours, elles sont plus nombreuses que les garçons. Et elles cognent!», rapporte Abdenbi, professeur au Taekwondo Riviera. Ce phénomène de masse s'explique notamment par les changements de pratique apparus grâce aux outils électroniques. Auparavant, l'idée consistait à frapper fort son adversaire pour marquer un point. Depuis que casques et plastrons sont équipés de capteurs, une touchette, même bénine, suffit. «C'est un peu comme l'escrime», schématise Abdenbi.

Le combat le plus chou du monde

La souplesse est autant récompensée que l'endurance et la force physique. «Or les filles sont plus souples que les garçons», souligne le coach vaudois, qui prône la mixité. «Le seul risque, c'est de fâcher les garçons, qui n'aiment pas perdre contre les filles.» Les blessures sont rares, voire inexistantes. Une mère de famille balaie toute appréhension: «Je n'ai jamais eu peur pour ma fille car son équipement la protège super bien. Et puis, le principe n'est pas de faire mal à son adversaire, mais de gagner des points.»

Inscrite au club de Préverenges (VD) depuis septembre, Violette, 7 ans, recense «quelques courbatures dans les jambes». Jamais plus, et jamais de quoi la décourager. «Je n'ai pas raté un seul entraînement depuis le début de la saison», affirme-t-elle crânement, avant de recenser les bienfaits de sa nouvelle passion.

«Ce que je préfère dans la taekwondo, c'est faire des combats et donner des coups de pieds. A l'école, les autres disent que c'est un sport de garçons, mais c'est faux: y'a plein de filles qui en font! Je ne pensais pas que c'était si cool mais aujourd'hui, c'est mon sport préféré. À chaque entraînement on fait des étirements, on court, on s'échauffe avec des balles et on fait même des pompes. Je me sens plus souple grâce aux exercices. J'ai bien progressé. J'ai même obtenu ma ceinture jaune il y a deux semaines. Ensuite ce sera la verte, la bleue, la rouge et la noire. Je n'ai pas envie d'arrêter. »
Qui m'a piqué mon goûter?
Qui m'a piqué mon goûter?

Sa mère, Lucie, le dit avec une pointe d'admiration: sa fille a changé. «Le taekwondo lui a donné de l'assurance. Elle avait passé pas mal de temps l'été dernier avec ses cousins, plus grands et plus bagarreurs. Elle s'était faite un peu malmener. Je sens désormais qu'elle a davantage confiance en elle. Elle s'est rendue compte que ce n'était pas parce qu'elle était une fille qu'elle devait se laisser embêter.»

Confiance en soi, mode d'emploi

Cette petite fille a comblé à sa manière les centimètres qui la séparaient de Zlatan Ibrahimovic. Vidéo: YouTube/Caters Video

Violette participe à l'évolution de sa discipline en Suisse et dans le monde. Elle fait partie des 40% de femmes qui composent les licenciés helvétiques (entre 1500 et 2000 membres) au sein d'une Fédération toujours plus mixte. «Nous intégrons de plus en plus de femmes dans les structures de la Fédération en leur donnant davantage de responsabilités, se réjouit Walid Younes, secrétaire général. Nous sommes d'ailleurs sur le point de créer le women comity, un groupe chargé de gérer les aspects de la discipline spécifiques aux femmes.»

Une telle structure existe déjà au niveau mondial, toujours dans un souci de diversité. «La Fédération internationale proposera d'ailleurs une compétition mixte de taekwondo en discipline de démonstration aux Jeux de Tokyo, dit Younes. Des équipes de deux filles et deux garçons d'un même pays seront opposées. Les combattants du même sexe s'affronteront à tour de rôle. Même si les duels ne seront pas mixtes, la volonté de mélanger filles et garçons est bien réelle.»

Exercice facultatif

Pour les écolières qui veulent concilier sport et études, une position à répéter chaque soir pendant les devoirs.

On ne sait pas ce qui est le plus douloureux: les maths ou le grand écart? 🤔

Plus d'articles sur le sport

Montrer tous les articles

Cela pourrait aussi vous intéresser:

Bill Gates aurait quitté Microsoft à cause d'une liaison avec une employée

Link zum Artikel

5 haies d'honneur légendaires du sport

Link zum Artikel

19 animaux qui prouvent que l'Australie est un pays flippant

Link zum Artikel

L'Etat le plus vacciné du monde forcé à reconfiner suite à une flambée de cas

Link zum Artikel

Le ou la Covid: connaissez-vous ces autres mots qui changent de sexe?

Link zum Artikel

«Ton mariage, c'était sympa... mais sans plus»

Link zum Artikel
Montrer tous les articles
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
La dernière Coupe de Lugano? Parmelin entrait en politique à Bursins
Le FC Lugano l'a emporté 4-1 contre Saint-Gall en finale de la Coupe de Suisse cette après-midi à Berne et s'adjuge le trophée pour la quatrième fois. La première depuis 1993. Cette année-là, Guy Parmelin faisait ses débuts en politique à Bursins (VD) et le film culte Les Visiteurs sortait. Attention les coups de vieux!

Le FC Lugano tient un nouveau trophée. Un premier depuis 1993, acquis cette après-midi à Berne lors d'un match que les Tessinois ont maîtrisé du début à la fin. Un succès qui porte la marque des valeurs du FC Lugano: son expérience, sa solidité et son efficacité. Et la signature d'un homme, le coach tessinois Mattia Croci-Torti.

L’article