Capela et Houston battus ++ Sion reçoit YB
Les Etats-Unis en or grâce à Jack Hughes
Les Etats-Unis sont devenus champions olympiques dimanche à Milan. Ils ont battu le Canada 2-1 ap dans une finale pourtant dominée par les joueurs à la feuille d'érable.
Au terme d'un match passionnant, tout s'est finalement joué en prolongation. Une prolongation à 3 contre 3, dommage pour un tournoi de cette qualité. Et à ce jeu, ce sont les Américains qui se sont imposés à la 62e grâce à Jack Hughes, coéquipier de Nico Hischier aux New Jersey Devils. Les Etats-Unis remportent leur premier titre olympique depuis 1980 et le fameux "Miracle on Ice" à Lake Placid.
Ce sont d'ailleurs les joueurs de Mike Sullivan qui ont profité de l'une de leurs premières grosses occasions pour ouvrir le score à la 6e par Matt Boldy. Mis sur orbite par Matthews, l'attaquant du Wild a placé le puck dans le but de Binnington.
Au cours du tiers médian, les Canadiens ont bénéficié d'une chance en or. A la 30e, Guentzel et McAvoy ont fini sur le banc et les joueurs de Jon Cooper ont eu un power-play à 5 contre 3 pendant 92 secondes. Mais malgré le meilleur pourcentage du tournoi et une unité spéciale digne des Avengers, les joueurs à la feuille d'érable se sont cassé les dents sur le box-play américain, invaincu durant le tournoi.
Mais malgré un avantage aux tirs de 19-8 en faveur des hommes de Jon Cooper dans le deuxième tiers, les USA ont bien failli doucher les espoirs canadiens à quelques secondes de la pause, mais la déviation de Guentzel a fini sur le poteau. Les Canadiens ont eu d'incroyables possibilités lors de la troisième période: Devon Toews à la 42e avec un arrêt irréel d'Hellebuyck de la canne devant la cage vide, Celebrini à la 45e, MacKinnon qui tire sur le poteau à la 50e avec une cage vide ou encore McAvoy qui sauve les Etats-Unis sur la ligne à la 52e sur une tentative de Wilson.
Les joueurs de Mike Sullivan n'ont eux pas su profiter de quatre minutes de supériorité numérique pour une crosse de Bennett au visage de Jack Hughes. Mais sur cet avantage numérique, les Etats-Unis ont semblé bien empruntés face à des Canadiens plus agressifs sur le porteur du puck. Mais au final, les joueurs de Sullivan ont trouvé la solution et les Canadiens rentreront avec de nombreux regrets.
Sion domine Young Boys avec un triplé de Nivokazi
Dominateur contre Young Boys (3-1), le FC Sion a frappé un grand coup dimanche à Tourbillon. Grâce à un triplé de Rilind Nivokazi, les Valaisans reviennent provisoirement à trois points du podium.
L'attaquant kosovar, qui n'avait plus marqué depuis le 7 décembre, a frappé dès la 15e après un bon travail d'Ilyas Chouaref. Liam Chipperfield s'était vu refuser un but par la VAR un peu plus tôt lors d'un début de match totalement à l'avantage des Sédunois.
Très remuant, Chouaref a obtenu un penalty à la 42e mais Chipperfield a buté sur le portier bernois Marvin Keller. A l'affût, Nivokazi a été le plus prompt sur le rebond pour marquer le 2-0.
Après une brève réaction d'YB, symbolisée par la réduction du score de Joël Monteiro (52e), l'avant-centre sédunois a assuré le succès des siens à la 77e.
Grâce à cette victoire Sion prend quatre points d'avance sur son adversaire du jour, toujours autant décevant cette saison malgré un effectif alléchant. Les Valaisans lorgnent même sur le podium en attendant le match de Lugano (3e) contre Lausanne dimanche (16h30).
Des attentes largement dépassées pour la délégation suisse
Une moisson inédite, un ski alpin masculin au sommet, une organisation perfectible: le chef de mission helvétique Ralph Stöckli a dressé un bilan très positif des JO de Milan-Cortina.
Sportivement, ces deux semaines de compétition furent un rêve pour les dirigeants helvétiques. Avec 23 médailles, l’ancien record de 15 podiums (atteint à trois reprises en 1988, 2018 et 2022) a été pulvérisé. En 1988 à Calgary, la Suisse avait décroché 15 médailles (5 en or/5 en argent/5 en bronze) avec 46 titres attribués. En Italie, la moisson fut de 23 médailles (6/9/8) sur 116 épreuves. Une très belle performance malgré l'augmentation des épreuves.
Le chef de mission avait volontairement renoncé à annoncer un objectif chiffré en matière de médailles, mais il avait pris comme référence les derniers Jeux en Corée et en Chine. "Les attentes ont été dépassées, glisse-t-il avec le sourire. Nos athlètes ont réussi à produire leur meilleure performance le jour J."
Il souligne qu’il y a quatre ans, les 15 médailles avaient été remportées dans trois sports différents (ski alpin, ski freestyle et skicross), alors qu'en Italie elles ont été réparties dans neuf disciplines (ski alpin, skicross, ski freestyle, ski alpinisme, ski de fond, saut à ski, bob, curling et aerials).
"La promotion du sport fonctionne en Suisse, appuie Stöckli. Mais nous avons des défis particuliers dans les sports d’hiver et devons mettre l’accent sur des offres simples d’accès, afin d’amener les gens vers le sport." Grâce à leurs performances, les athlètes ont "certainement inspiré beaucoup de monde". Il n'y a pas meilleure publicité.
Stöckli dresse également un bilan organisationnel de ces premiers Jeux décentralisés. Il félicite et remercie les organisateurs italiens. "Le concept était audacieux et représentait un grand défi, mais nous avons vu qu’il peut fonctionner", estime-t-il en pensant certainement à 2038 et aux possibles JO en Suisse. Restent que les critiques de certains athlètes concernant le manque d'esprit olympique ont été entendues et confirmées par le chef de mission.
"A beaucoup d’endroits, l’ambiance était formidable, mais à d’autres, avec une seule discipline, un peu moins", conclut le Saint-Gallois. Il serait donc préférable d’organiser les célébrations de médailles devant les fans au centre des villes plutôt que directement après la compétition dans des stades impersonnels.
Les Suissesses se contentent de l'argent
La 23e médaille suisse dans ces JO 2026 est en argent. Les curleuses du CC Aarau se sont inclinées 6-5 devant la Suède en finale du tournoi olympique dimanche à Cortina.
L'or olympique continue donc de se refuser au curling suisse, dont l'unique sacre dans des Jeux remonte à 1998 à Nagano chez les messieurs grâce à Lausanne Olympique. Comme en 2002, tant l'équipe féminine que l'équipe masculine du CC3C Genève (3e) ont certes pu se hisser sur le podium à Cortina.
La Team Tirinzoni, sacrée quatre fois de suite (2019, 2021, 2022, 2023) aux championnats du monde et finaliste des deux dernières éditions, semblait pourtant mûre pour un premier exploit olympique. Mais Silvana Tirinzoni, Selina Witschonke, Carole Howald et la skip Alina Pätz devront se satisfaire de cette 2e place.
Les Suissesses - qui avaient terminé au 4e rang des JO de Pékin 2022 en perdant leurs deux derniers matches après avoir livré un Round Robin quasi parfait - ont su monter en puissance à Cortina. Brillantes en demi-finale face aux Etats-Unis, elles se sont heurtées à plus fortes qu'elles en finale dimanche.
Les Suissesses ont péché dans le "money time" après avoir pu recoller à 3-3 au cinquième end grâce à un coup de deux. Une dernière pierre manquée par Alina Pätz au bout du huitième end a coûté très cher: au lieu de mener 5-4, le CC Aarau se faisait "voler" un point pour accuser deux longueurs de retard (5-3).
La Suède a dès lors parfaitement géré cet acquis, même si la Suisse a égalisé à 5-5 après le neuvième end. La skip scandinave Anna Hasselborg n'a pas tremblé au moment de lâcher l'ultime pierre dans la dixième manche, obtenant le point de la victoire pour s'offrir son deuxième sacre olympique après celui de 2018.
Les organisateurs des JO ont vendu 1,3 millions de billets
Quelque 1,3 millions de billets pour suivre les épreuves des JO 2026 ont été vendus, a annoncé dimanche le patron du comité d'organisation, Andrea Varnier. Cela représente 88% du total des tickets.
"Nous avons atteint le chiffre d'1,3 millions de billets vendus, un chiffre très élevé, plus élevé que ce que nous avions anticipé", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
"Les spectateurs italiens représentent 37% de ces acheteurs, ceux venant de l'étranger 63% avec l'Allemagne en première place avec 15%, suivie des Etats-Unis (14%), puis la Grande-Bretagne, la Suisse, les Pays-Bas, la France et le Canada", a-t-il détaillé.
En ce qui concerne les sports, un seul s'est disputé à guichets fermés, "et c'est assez incroyable", a remarqué M. Varnier. Il s'agit du ski-alpinisme qui faisait ses débuts olympiques à Bormio.
"Le ski-alpinisme a connu des débuts phénomènaux, dans une atmosphère vraiment incroyable. Il faut aussi rappeler qu'il y avait très peu de sessions (réd: trois épreuves au programme sur deux jours), c'est donc plus facile de vendre 100% des billets", a expliqué le dirigeant de Milano Cortina 2026.
Parmi les sports les plus populaires se trouvent le patinage de vitesse, très populaire aux Pays-Bas (95% de billets vendus), le short-track (95%), le patinage artistique et le hockey sur glace (93% chacun).
Le bob à quatre de Michael Vogt en bronze
La Suisse poursuit sa moisson de médailles au dernier jour des Jeux olympiques. L'équipage de Michael Vogt a décroché le bronze en bob à quatre dimanche sur la piste de Cortina.
Quatrième samedi derrière un trio de bobs allemands après les deux premières manches, Michael Vogt et ses pousseurs Amadou David Ndiaye, Andreas Haas, Mario Aeberhard ont été chercher la troisième place au bout du suspense. Ils ont repris 13 centièmes au bob d'Adam Ammour lors de la 4e manche pour arracher le bronze.
Le quatuor met fin à douze ans de disette en apportant à la Suisse une première médaille olympique en bob depuis celle en or de Beat Hefti et Alex Baumann à Sotchi 2014. La dernière breloque olympique de la Suisse en bob à quatre avait aussi été décrochée en Italie, en 2006 à Turin (Martin Annen).
Intouchables, les équipages de Johannes Lochner et Francesco Friedrich (+0''57) se sont emparés de l'or et de l'argent. Vogt et Cie ont terminé à 1''07 de la tête, avec quatre petits centièmes d'avance sur Ammour. Le bob suisse de Cédric Follador a pris une bonne 6e place (+1''46), tandis que Timo Rohner et ses pousseurs ont terminé 15e (+2''76).
Exploit de Nadja Kälin, en bronze sur 50 km
Nadja Kälin a cueilli une improbable médaille de bronze dimanche dans le 50 km en style classique.
La fondeuse grisonne de 24 ans, qui offre à la délégation suisse son 22e podium dans ces JO 2026, a livré la course parfaite. L'or est revenu à la Suédoise Ebba Andersson.
Auteure de Jeux déjà remarquables avec sa médaille d'argent en sprint par équipe (en compagnie de Nadine Fähndrich) et son 4e rang en ouverture dans le skiathlon, Nadja Kälin a démontré toute sa classe et toute son intelligence dimanche matin. Prudente, elle ne pointait qu'au 9e rang après 8,5 km.
Septième à mi-course à moins de 20 secondes du top 3, la Grisonne a cependant très rapidement montré qu'il faudrait compter avec elle dans ce 50 km, une distance inédite aux JO. Elle est restée discrète au sein du groupe de quatre - puis de cinq - concurrentes qui a lutté pour la troisième marche du podium dans les 20 derniers km.
Et Nadja Kälin a skié en patronne dans le final. Elle a tenté de lâcher ses adversaires en imposant son rythme dès l'entame des dernières bosses du parcours et a forcé la décision en attaquant dans l'ultime montée, là même où Nadine Fähndrich l'avait fait dans le sprint par équipe.
La Grisonne n'a rien lâché, relançant parfaitement l'allure à l'heure d'entamer la descente vers le stade. Et elle a conservé sur la ligne 2''4 d'avance sur la Norvégienne Kristin Fosnaes (4e) et 4''9 sur la future retraitée américaine Jessie Diggins (5e) pour signer un improbable exploit.
Loin devant, le titre est revenu à Ebba Andersson. La Suédoise a triomphé avec une marge de 2'15''3 sur sa dauphine norvégienne Heidi Weng, qu'elle a lâchée quand elle a voulu après avoir fait cause commune, Nadja Kälin terminant à 6'41''5.
Eileen Gu conserve son titre en halfpipe
La star Eileen Gu n'a pas failli dimanche matin en halfpipe, dans une finale prévue samedi soir mais reportée en raison d'une tempête de neige.
Deuxième en slopestyle - derrière Mathilde Gremaud - et en Big Air dans ces JO 2026, la Chinoise de 22 ans a décroché son premier titre à Livigno, avec la manière.
Eileen Gu, seulement 8e après un premier run manqué, a su élever le curseur en deuxième (94,00 points) puis en troisième manche (94,75) pour s'imposer devant sa compatriote Fanghui Li (2e/93,00) et la Britannique Zoe Atkin (3e/92,50). Il s'agit de son troisième or olympique, après les deux conquis en halfpipe et en Big Air en 2022, et de sa sixième médaille dans des JO en deux éditions.
Alina Müller désignée porte-drapeau de la Suisse
Héroïne du match pour la médaille de bronze remporté en prolongation face à la Suède, Alina Müller sera à l'honneur dimanche soir.
La hockeyeuse a en effet été désignée porte-drapeau de la délégation suisse pour la cérémonie de clôture de ces JO, prévue dès 20h dans l'arène de Vérone, a annoncé Swiss Olympic dimanche matin.
"L'équipe féminine de hockey sur glace a écrit une page d'histoire en remportant la médaille de bronze", explique le chef de mission de Swiss Olympic Ralph Stöckli, cité dans un communiqué de l'instance. "Les joueuses ont réagi avec force après un début difficile marqué par leur absence à la cérémonie d'ouverture pour cause de maladie (norovirus). Elles n'ont jamais baissé les bras pendant les matches. La médaille de bronze est une récompense méritée."
Et cette médaille de bronze est la deuxième conquise par Alina Müller sur la scène olympique. Elle faisait en effet déjà partie de l'équipe qui avait terminé 3e en 2014 à Sotchi, alors qu'elle n'avait que 15 ans. Et elle s'était déjà illustrée en inscrivant le "game winning goal" lors de la petite finale, déjà gagnée face à la Supde.
Les Rockets battus à New York
Clint Capela et les Rockets ont subi la loi des Knicks samedi à New York. Houston s'est incliné sur le fil (108-106) au Madison Square Garden.
Aligné durant 11 minutes seulement, Clint Capela n'a pas joué un rôle en vue dans cette rencontre. Le pivot genevois a tout de même inscrit 4 points, ajoutant 1 rebond, 1 contre et 1 interception pour un bilan flatteur de +12. Il a donc fait son job.
Ses coéquipiers ont en revanche flanché dans le dernier quart-temps, alors qu'ils comptaient 18 longueurs d'avance à moins de 11 minutes de la fin du match (93-75). Les Knicks ont recollé grâce à un partiel de 16-4, mais ils n'ont repris l'avantage qu'à 29''5 du "buzzer" (105-103). Deux lancers-francs inscrits par OG Anunoby à 5''4 de la fin (107-103) ont ôté tout espoir aux Rockets.
Curling: L'argent assuré, l'or en ligne de mire
Malgré dix titres mondiaux, aucune équipe de Suisse féminine n'a encore remporté l'or olympique. Cela pourrait changer ce dimanche lors de la finale à 11h05 face à la Suède.
Après leur performance maîtrisée en demi-finale contre les États-Unis, qui a assuré une médaille inédite pour les Suissesses depuis 2006, la skip Silvana Tirinzoni et ses équipières ont affiché leur confiance. Leur adversaire, l'équipe suédoise d'Anna Hasselborg, est certes redoutable, mais les Suissesses n'ont rien à envier à personne.
Au cours des sept dernières années, elles ont remporté quatre fois les Mondiaux, avec Tirinzoni en numéro 3 et Alina Pätz en dernière curleuse. Lors des deux dernières finales mondiales, le quatuor a été battu en finale par le Canada, éliminé dans ce tournoi par la Suède. Pour l'emporter face aux Scandinaves, le sentiment général est qu'il suffit de rejouer comme vendredi soir, et tout ira bien.
Les Suissesses n'avaient pas toujours convaincu lors du tour préliminaire, contrairement à il y a quatre ans à Pékin. Mais à l'époque, les Jeux olympiques s'étaient conclus par deux défaites et sans médaille. Cette fois-ci, la forme semble excellente. De plus, le fait d'avoir remporté au moins l'argent a déjà fait baisser la pression.
Mais bien sûr, Tirinzoni, Pätz, Selina Witschonke et Carole Howald veulent désormais devenir la première équipe de Suisse dames – et la deuxième tous genres confondus après les messieurs en 1998 – à remporter l'or. "Je m'attends à nouveau à un match très difficile", affirme Tirinzoni avec conviction. En face, Hasselborg est une véritable spécialiste de la grande scène olympique. En 2018, la joueuse de 36 ans originaire de Stockholm a remporté l'or, puis quatre ans plus tard le bronze en battant la Suisse. Elle n'a cependant jamais été championne du monde.
La skip suisse qualifie Hasselborg et les Suédoises de "bonnes collègues". Elle mettra néanmoins tout en œuvre pour qu'elles soient un peu moins bien disposées à son égard dimanche vers 14 heures, au terme de la rencontre.
Place à la finale de rêve entre Canada et USA
Dimanche à 14h10, le Canada affronte les Etats-Unis en finale du tournoi olympique. La finale rêvée par la NHL lorsqu'elle a accepté que ses joueurs reviennent aux JO.
Le monde aura donc droit au remake de la finale de 2010 à Vancouver. Les deux meilleures nations du hockey mondial sur la plus grande scène du monde avec leurs meilleurs acteurs. Ou presque. Car du côté canadien, le doute plane toujours autour de la présence de Sidney Crosby.
Blessé à la jambe droite lors du quart contre les Tchèques, l'emblématique capitaine de 38 ans espère toujours pouvoir être de la partie. Il a tout essayé pour être présent contre les Finlandais, mais a finalement dû renoncer.
Après la victoire sur la Finlande (3-2), le coach Jon Cooper a répondu ceci quant à la potentielle participation pour la finale de l'un des cinq plus grands joueurs de l'histoire: "Nous avons 48 heures pour décider de ça. Mais je peux vous dire qu'il a une meilleure chance de jouer cette finale qu'il ne l'avait de jouer contre la Finlande."
D'un point de vue statistique, les Canadiens ont davantage fait les gros titres que les Américains. Pour ses premiers JO, Connor McDavid en est à 13 points (2 buts/11 assists) en seulement cinq matches. Le joyau des Sharks Macklin Celebrini en est à 10 (5/5) et Nathan MacKinnon à 7 (4/3). Grâce à ce trio, le Canada possède certainement ce petit avantage technique.
Ne reste plus qu'à espérer que cette partie se terminera en 60 minutes, car en cas de prolongation les deux équipes joueraient à 3 contre 3. Et ce serait extrêmement dommage que LE match de l'année se joue sur un format qui ne rend pas forcément justice à ce sport.
A noter encore que l'histoire est parfois coquine. En 2010, la finale opposait donc le Canada aux Etats-Unis avec le 3-2 réussi en prolongation par Crosby. Et le match pour le bronze? La Finlande face à la Slovaquie, exactement comme cette année. Les Nordiques avaient alors battu les Slovaques 5-3 pour le bronze.
Sion accueille YB, Lausanne à Lugano
Deux clubs romands sont en lice dimanche en Super League. Sion accueille Young Boys, tandis que le Lausanne-Sport (14h00) se rend à Lugano (16h30).
Les Valaisans veulent rebondir après avoir subi la loi du leader Thoune le week-end dernier (défaite 1-0). Un succès face aux Bernois leur permettrait de prendre une vraie option sur la participation au Championship Group.
Lausanne devra de son côté trouver de la fraîcheur trois jours après son déplacement en Tchéquie en Conference League (1-1 à Olomouc). Mais les Vaudois doivent aussi engranger des points s'ils entendent se rapprocher de la barre et d'YB, six points devant eux.
Enfin, la dernière affiche du week-end oppose Lucerne à Bâle (16h30).
La Team Tirinzoni pour un sacre historique
Quatre médailles d'or sont attribuées au cours de l'ultime journée de ces JO 2026. La Team Tirinzoni cherchera à offrir au curling suisse le deuxième titre olympique de son histoire.
Le CC Aarau peut devenir la première équipe féminine suisse à se parer d'or aux Jeux, 28 ans après le sacre du Lausanne Olympique de Patrick Hürlimann et Patrik Lörtscher. Il s'agit de la huitième médaille olympique du curling suisse (la neuvième en incluant l'argent du double mixte en 2018), la troisième chez les dames.
La skip Silvana Tirinzoni, Alina Pätz, Carole Howald et Selina Witschonke affronteront leurs éternelles rivales, l'équipe de la capitaine Anna Hasselborg, dès 11h05 en finale. Les Suédoises, tenantes du titre olympique, s'étaient imposées 6-4 face aux Suissesses lundi dernier dans le cadre du Round Robin.
Cette médaille devrait être la seule du jour pour la Suisse, dont la moisson 2026 est historique, à moins d'un improbable exploit de l'un des trois équipages de bob à quatre ou de la fondeuse Nadja Kälin sur le 50 km classique. Mais sait-on jamais avec la Grisonne, en argent dans le sprint par équipe et 4e du skiathlon à Tesero?
Tout sera terminé sur les autres sites de compétition lorsque la dernière finale, la plus attendue dans ces JO 2026, démarrera à Milan à 14h10. Canada et Etats-Unis en découdront en finale du tournoi masculin de hockey sur glace, dans une affiche de rêve pour le retour des joueurs de NHL après 12 ans d'absence.
La Finlande se console avec le bronze
Vainqueure du tournoi olympique il y a quatre ans, la Finlande s'est contentée du bronze à Milan. Les joueurs d'Antti Pennanen ont corrigé la Slovaquie 6-1 samedi dans le match pour la 3e place.
Médaillés de bronze en 2022 à Pékin, les Slovaques ont encaissé l'ouverture du score à la 8e par Sebastian Aho, avant que les Finlandais ne doublent la marque d'un superbe tir d'Erik Haula à la 29e. À trente secondes de la fin du tiers médian, l'attaquant de Zoug Thomas Tatar est parvenu à réduire le score et revenir à 2-1.
Mais les Finlandais ont éteint les espoirs slovaques en inscrivant coup sur coup par Roope Hintz en supériorité (48'27) puis par Kaapo Kakko 41 secondes plus tard. La sélection de Vladimir Orszagh a encore tenté de jouer à 6 contre 5, mais Joel Armia a marqué dans le but vide dans la foulée (56e), avant qu'Haula n'enfonce le clou à la 59e dans la cage déserte.
