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Final Four Coppa Italia: le volley teste 2 nouvelles règles

Le volley teste deux nouvelles règles ce week-end

Le Final Four de la prestigieuse Coupe d'Italie se dispute samedi et dimanche avec deux nouveautés. Deux experts du volley expliquent à quoi s'attendre.
24.01.2025, 18:49
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On s'apprête à vivre un grand week-end de sport avec la descente de Kitzbühel, les finales de l'Open d'Australie femmes et hommes ou encore la poursuite du très serré championnat suisse de football. Mais il y a aussi le Final Four de la Coppa Italia, trois matchs qui promettent du grand spectacle entre samedi (les demi-finales Pérouse-Verone et Trento-Civitanova) et dimanche, jour de finale.

Il y aura du beau monde sur le terrain, avec plusieurs champions du monde, mais aussi dans les tribunes de l'Unipol Arena di Bologna, que l'on annonce pleines à craquer. Le nouveau président de la Fédération européenne de volley (CEV) Roko Sikiric a déjà annoncé sa venue, et plus de 100 journalistes sont accrédités pour l'évènement, dont certains viennent des Emirats arabes.

La salle a l'habitude de recevoir de grands évènements sportifs.
La salle a l'habitude de recevoir de grands évènements sportifs.Image: unipolarena.it

Pour ce qui sera une grande fête du volley-ball, Massimo Righi, président de la Legavolley (la ligue italienne de ce sport), a annoncé quelques changement de règles dans le but de raccourcir le temps des matchs.

  • Un compte à rebours de 15 secondes sera introduit entre deux services.
  • Il n'y aura pas de changement de camp entre chaque set, mais seulement entre le 2e et le 3e.

Qu'est-ce que cela va changer? Nous avons posé la question à Adrien Prével, coach de l'équipe du LUC en Ligue B et ancien directeur technique du club vaudois, ainsi qu'à Michel Georgiou, figure historique de Chênois.

Interrogé sur l'introduction du compte à rebours entre deux services, le premier rappelle que cela fait longtemps que le volley essaie d'accélérer cette parenthèse du jeu. «Chaque joueur a sa routine, sa façon de se préparer, mais c'est aussi ce qui rend les serveurs performants au service», souligne celui qui, de son propre aveu, «aimait bien avoir du temps entre les engagements».

«15 secondes entre deux points, ça ira vite, surtout s'il y a eu un long rallye juste avant. Ça va être intéressant à voir, et je pense que ça va faire bizarre à 2-3 joueurs»
Adrien Prével
Thomas Zass von Volley Amriswil, links, und Adrien Prevel von Lausanne Universite Club, rechts, in Aktion waehrend des Finals des Volleyball Supercups der Maenner zwischen Volley Amriswil und Lausanne ...
Adrien Prével (à droite) en 2018 avec le LUC.Image: KEYSTONE

Le Vaudois estime toutefois que cette nouvelle règle ne nuira pas à la qualité des services, et c'est aussi l'avis de Michel Georgiou. «15 secondes, c'est suffisant. Il y a de toute façon déjà une limite de temps, puisque dès que l'arbitre siffle l'engagement, le serveur a 8 secondes pour s'exécuter. Et il est très rare qu'il dépasse ce laps de temps. En championnat de Suisse, j'ai vu le cas une fois par an en moyenne ces 10 dernières années.»

Pour le Genevois, ces 15 secondes top chrono n'auront qu'un seul effet: «Ils vont réduire le temps du match pour la télévision, qui doit pouvoir retransmettre des rencontres qui ne durent pas pendant 3h». La RAI, qui diffusera en direct les matchs de la Coupe d'Italie samedi (Rai Sport) et dimanche (Rai 2), appréciera.

Le risque d'une injustice

L'autre nouveauté, c'est donc l'absence de changement de côté après chaque manche, mais seulement entre le 2e et le 3e set. Jusqu'ici, les joueurs avaient 3 minutes pour se déplacer d'une moitié de terrain à l'autre. «Peut-être qu'on passera à deux minutes», songe Michel Georgiou, qui estime toutefois que ce n'est pas très juste: «Si ça fait 3-0 ou 3-2 au final, cela signifie qu'une équipe aura joué sur son côté plus que l'autre.»

Ce n'est pas très grave dans de grandes et belles salles comme en Italie, où il n'y a pas vraiment de différence entre chaque camp, «mais ça peut l'être dans d'autres championnats, si le soleil éclaire davantage une moitié de terrain à cause d'une baie vitrée par exemple», pointe Adrien Prével.

Le Vaudois rappelle également que les équipes ont leur habitude. «Quand on joue à domicile avec le LUC, on aime bien commencer toujours du même côté, donc peut-être qu'en y restant pour les deux premiers sets, on se sentira mieux. C'est le genre de détails qui semblent imperceptibles, mais qui vont peut-être favoriser l'une ou l'autre équipe.»

Il prévient ensuite:

«Je comprends l'idée d'accélérer les matchs, mais le changement de côté fait partie de la confrontation. C'est un temps durant lequel les remplaçants s'échauffent, les coachs récupèrent les stats du set et donnent des consignes tactiques aux joueurs. Le fait de passer plus rapidement d'une manche à l'autre va peut-être desservir le spectacle. Et puis, la télé aime bien filmer les coachs et les joueurs qui reçoivent des infos sur le banc.»

Quand on lui demande, enfin, quelle autre solution il envisagerait pour réduire davantage le temps des parties, Adrien Prével songe au format de la balle, «que l'on pourrait réduire pour qu'elle soit moins facile à contrôler. Les points seraient fatalement plus courts, mais est-ce dans l'intérêt du volley? On sait que le public apprécie les longs échanges.»

Conserver son âme, et ce qui fait sa beauté, tout en répondant aux exigences des consommateurs et des télévisions, est depuis quelques années déjà le défi de nombreux sports. C'est désormais aussi celui du volley.

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