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Réveil musculaire

Genève-Servette est en mission

Vous avez bien dormi? Remettez votre esprit en alerte avec des infos à parcourir et des questions à soulever

Julien Caloz
Julien Caloz



C'est quoi le réveil musculaire?

Les principales actualités de la nuit livrées tous les matins à 7 heures tapantes, avec juste ce qu'il faut d'entrain, de mouvements d'humeur et d'exercices de style.

La marque d'un grand

Le match aurait pu durer plus longtemps, Genève-Servette subir d'autres pénalités, Daniel Manzato commettre quelques erreurs, on ne voit pas très bien comment les Grenats auraient pu perdre contre Zurich. Car le groupe de Pat Emond dégage une impression de sérénité, d'homogénéité et d'imperméabilité à toutes les circonstances qui le rendent à la fois effrayant (pour ses adversaires) et fascinant (pour les autres). Il est en mission et la série contre les ZSC Lions restera comme une étape sur le chemin qu'il s'est fixé (victoire 4-1 hier, 3-0 dans la série).

Genève est donc en finale avant Zoug (défait 2-1 par Rapperswil sur sa glace jeudi) et ce n'est pas un hasard du calendrier: le club des Vernets fait peser une menace, que son adversaire en finale aura tort de sous-estimer, et qu'il peaufine depuis la fin de saison dernière, quand le championnat avait été arrêté, alors qu'il se présentait comme un redoutable outsider.

Pat Emond, ce coach de juniors qui a appris le management dans une société de transports au Québec, a eu une année supplémentaire pour donner une identité à son équipe. Emmener avec lui les architectes et les maçons et les convaincre de bâtir un projet commun. Le résultat est bluffant: les stars se couchent sur les pucks adverses (Tanner Richard a offert son corps à la science), les supériorités numériques adverses sont étouffées par le fore-checking imposé à la ligne bleue et les engagements sont remportés de mains de maître. Même la blessure du gardien titulaire (Gauthier Descloux), dont on dit qu'il est si important dans les séries finales, n'a pas perturbé la sérénité de ce vestiaire qui ne doit craindre personne.

Boum 👊

Edinson Cavani et Bruno Fernandes ont brûlé les planches, hier soir dans le «théâtre des rêves». Sur leur pelouse d'Old Trafford, chacun y est allé de son doublé, lors de la victoire 6-2 de Manchester United contre la Roma en demi-finale aller de la Ligue Europa. Comme MU voyage plutôt bien cette saison, on voit mal comment les Transalpins pourraient inverser la tendance jeudi prochain et se qualifier pour la finale de Gdansk le 26 mai.

Le résumé du match en portugais, hommage à Fernandes ⬇️

Dans l'autre demi-finale, Villarreal a «pris une option» (comme on quand tout reste ouvert) en disposant d'Arsenal 2-1. La défaite aurait été plus grande sans les parades de Leno, qui avait beaucoup à se faire pardonner après sa boulette contre Everton le week-end dernier. Les Gunners, réduits à dix et menés 2-0 à l'heure de jeu, ont souffert avant de réduire le score sur un penalty généreux converti par Pépé.

Du 9 avec du vieux

Le Barça a quitté la pelouse du Camp Nou avec une seule certitude hier soir: il a besoin d'un numéro 9 de métier s'il entend concrétiser ses ambitions (et accessoirement convaincre Lionel Messi de rester au club). Car assister aux tentatives désespérées du défenseur central vieillissant Gérard Piqué (34 ans), pour essayer de revenir sur Grenade en fin de match, a été une très mauvaise publicité pour les blaugranas. Le score, au final, n'a pas bougé: défaite 2-1 des joueurs de Ronald Koeman, malgré une superbe combinaison Messi-pas Piqué-Griezmann-pas Piqué-Messi en première période.

Le suspense du championnat espagnol reste intact: à cinq journées de la fin, quatre équipes se tiennent en trois points.

Qui sera champion d'Espagne?

La nouvelle trouvaille de Florentino Pérez

Le président du Real Madrid ne sait plus quoi inventer pour essayer de combler une partie des 900 millions de dettes de son club. Après avoir vainement essayé de lancer une Super Ligue, dont personne ne sait si elle aurait été rentable, il aimerait organiser des matches de NFL dans son stade.

Puisque Tottenham fait déjà pareil, et que la nouvelle pelouse de Santiago-Bernabéu sera rétractable, Pérez y voit une opportunité de diversifier ses affaires. Andrea Agnelli osera-t-il réclamer la tenue du Super Bowl au Juventus stadium?

🏆 Ça s'est passé un 30 avril...

The bottom of the winners trophy drops off, as Russia's Marat Safin lifts it, after winning the Conde de Godo Tennis Open Sunday, April 30 2000 in Barcelona. Safin defeated Juan Carlos Ferrero of Sapin 6-3, 6-3, 6-4. (AP Photo/Cesar Rangel)

Marat Safin brisait son trophée obtenu au tournoi de Barcelone (2000). Réaction de Sports Illustrated: «Il traite ses coupes comme ses raquettes». Image: AP

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Commentaire

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Chacun a déjà noté que cette «élite» est le produit …

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