La star de la Bosnie a une raison privée de vouloir éliminer l'Italie
A 40 ans, l'inusable Edin Dzeko a encore un rêve: offrir à la Bosnie-Herzégovine une deuxième participation à un Mondial, en battant mardi (20h45) à Zenica l’Italie, pays qui a marqué sa longue carrière.
Sa 148e sélection sous le maillot des Zmajevi, les Dragons, 66e au classement Fifa, est peut-être la plus importante d'une carrière internationale débutée en juin 2007. Ou la dernière.
Après avoir inscrit en demi-finale des barrages européens le but de l'égalisation, son 73e en sélection, contre le Pays de Galles, battu aux tirs au but (1-1, 4-2 tab), Dzeko peut cimenter son statut de légende sportive de son pays si, douze ans après le Mondial 2014, la Bosnie dispute cet été la deuxième Coupe du monde de son histoire, et s'il prive l'Italie d'un troisième Mondial consécutif.
L'attaquant de Schalke, en deuxième division allemande, a déclaré vendredi à Cardiff:
L'avant-centre a ajouté:
Un lien très fort avec l'Italie
C'est peu dire que Dzeko connaît bien ses adversaires: il a joué, en club, avec une bonne partie des cadres de la Nazionale, avec Gianluca Mancini et Riccardo Calafiori sous le maillot de l'AS Rome entre 2015 et 2021, avec Federico Dimarco, Nicolo Barella et Alessandro Bastoni à l'Inter Milan (2023-25), et avec Moise Keane à la Fiorentina (2025).
Même si cette dernière expérience en Serie A a pris fin après seulement quelques mois avant qu'il ne rejoigne en janvier Schalke, le phénomène de Sarajevo est profondément marqué par l'Italie.
C'est à Rome qu'il a épousé Amra, c'est dans la capitale italienne et à Milan que sont nés ses quatre enfants et c'est à Florence que vit encore sa femme et ses enfants pendant qu'il fait des allers-retours entre Gelsenkirchen et la Toscane.
Dzeko, qui parle parfaitement italien, est aussi représenté par une agence italienne World Soccer Agency, comme Keane ou Calafiori.
Seuls Ronaldo et Lewandowski font mieux
Son ancien coéquipier en sélection, Miralem Pjanic, passé aussi longuement par l'Italie (AS Rome entre 2011 et 2016, Juventus Turin entre 2016 et 2020), ne doute pas une seconde de sa capacité à faire la différence malgré son grand âge et les 120 minutes passées sur le terrain à Cardiff. L'ancien lyonnais a rappelé à la Gazzetta dello Sport:
Les statistiques ne disent pas le contraire: avec son but contre les Gallois, son sixième lors de cette campagne de qualifications, Edin Dzeko a enchaîné une vingtième année en ayant inscrit au moins un but en sélection.
Mieux encore, il totalise désormais 31 buts lors des qualifications pour un Mondial. Seuls, au niveau européen, le Portugais Cristiano Ronaldo (41 buts en 52 matchs) et le Polonais Robert Lewandowski (35 buts en 45 matchs) ont fait mieux.
Mais, qu'il marque ou pas, une qualification de la Bosnie serait un événement majeur pour tout un pays: «La dernière fois qu'on s'est qualifié, les célébrations avaient duré des jours et on avait été fêté de façon spectaculaire, pas de raison que cela soit différent cette fois», avait averti la star des Zmajevi en 2025.
(afp/yog)
