Ce «prêtre» violent a complètement craqué sur le terrain
Des scènes folles. Elles ont eu lieu lors d’un match de neuvième division italienne de football, près de Milan, en octobre dernier.
A la 82e minute de cette rencontre entre l’ASD Galgagnano et l’Union Mulazzano, alors que les locaux viennent de marquer, un prêtre surgit sur la pelouse et, fou de rage, donne un coup de pied à un joueur de Galgagnano. Dix minutes plus tard, dans les arrêts de jeu, il revient sur le terrain pour célébrer un but de l’équipe visiteuse, tout en insultant les adversaires. Un comportement pour le moins indigne pour un homme censé représenter Dieu sur Terre...
Seulement voilà: cet individu n'a, en fait, rien d'un homme d’Eglise, à part le déguisement. Il s'appelle Matteo Ciceri et est, en réalité, l'entraîneur de l’Union Mulazzano. Précision importante: ce jour-là, il est censé purger une suspension – jusqu'au 24 novembre 2025 – loin des terrains.
D'où son déguisement de prêtre, histoire de pouvoir assister au match incognito dans le stade et transmettre ses consignes à ses protégés. C’est ce qu’a indiqué la Fédération italienne de football (FIGC) dans un communiqué, publié vendredi dernier.
Dans le détail: à Galgagnano, Ciceri a réuni son équipe avant le match, à côté du stade, pour lui communiquer la composition. Le technicien de l’Union Mulazzano a ensuite donné des consignes tactiques pendant la rencontre en se tenant sur une échelle placée directement au bord du terrain. Avec, donc, deux énormes craquages sur la pelouse en fin de partie.
Matteo Ciceri sur son échelle, en vidéo
Suite à ces actes, Matteo Ciceri écope d'une suspension de quatre mois (en plus de sa sanction initiale, qu'il n'avait ainsi pas respectée). Le président de l’Union Mulazzano est lui aussi suspendu pour deux mois, pour avoir toléré le comportement de son entraîneur ou, à tout le moins, ne pas l’avoir empêché.
Mais Matteo Ciceri a peut-être déjà été remercié: son nom n'apparaît plus sur le site web du club. S’il est désormais à la recherche d’un poste, ses chances d’en obtenir un au sein de l’Eglise semblent, en tout cas, plutôt faibles.
(nih/yog)
