Cet objet a créé un engouement immense aux JO
Loin des pistes de ski ou de bobsleigh, la compétition des Jeux olympiques d'hiver a gagné jusqu'aux rues de Milan où, chaque matin, une longue file mêlant collectionneurs et néophytes se forme devant l'un des lieux distribuant des pin's à l'effigie de la ville.
«J'ai découvert la passion des gens pour les pin's aux JO de Paris. J'en ai reçu un en cadeau, puis quelqu'un m'a proposé de l'échanger, et voilà, c'est parti comme ça», raconte Nate, un collectionneur américain de 47 ans originaire du Milwaukee qui ajoute:
Une chasse au trésor à travers Milan
Une queue d'aficionados s'étire devant le kiosque d'un marchand de journaux de la piazza Giuseppe Missori, en plein centre de Milan et à quelques minutes seulement de la célèbre Torre Velasca, tour emblématique de la ville représentée sur le pin's du jour.
Au total, douze pin's officiels - sept à l'effigie de quartiers de la ville, quatre représentant des monuments et un pin's spécial panettone - ont été créés pour les Jeux olympiques d'hiver par YesMilano, qui promeut le tourisme dans la capitale lombarde, en collaboration avec le comité d'organisation des Jeux.
Le lieu culturel ou le commerce où aura lieu la distribution gratuite des 250 pin's du jour est annoncé sur Instagram chaque matin à 8 heures. Les pin's sont offerts à partir de midi et jusqu'à épuisement du stock.
Une vieille tradition
La collection et l'échange de pin's est une vieille tradition des Jeux olympiques. Permettant à l'origine d'identifier les athlètes, les pin's sont rapidement devenus un moyen pour les délégations de briser la glace, via le troc, avec leurs homologues d'autres pays.
L'engouement a ensuite gagné les spectateurs, notamment sous l'impulsion des sponsors qui y ont vu un moyen de diffuser leur logo. A Milan, un centre officiel d'échange de pin's olympiques permet ainsi aux collectionneurs d'échanger ou vendre leurs plus beaux trophées.
Des échanges par téléphone
Les pin's aux couleurs des plus petites délégations sont souvent les plus recherchés. Et, comme pour le vin, certaines années font mouche. «Celui-ci vient de Tokyo», relate Edwin Schneider, en désignant un pin's parmi les dizaines accrochés à son écharpe noire.
«J'ai dû l'échanger par téléphone, car personne ne pouvait se rendre à Tokyo depuis les États-Unis en raison des mesures sanitaires», ajoute le collectionneur américain, dont la passion pour les pin's l'a déjà conduit à assister à 14 Jeux olympiques.
«Parfois je me demande pourquoi ma femme reste encore avec moi», conclut-il dans un éclat de rire.
(afp/btr)
