Le ski-alpinisme sous le feu des critiques après l'étape suisse
Thibault Anselmet, double médaillé olympique aux JO de Milan-Cortina (bronze en sprint, or en relais mixte), a terminé à la 3e place du classement général samedi à l'issue de l'ultime étape de la saison à Villars-sur-Ollon, glanant tout de même le petit globe du sprint.
Il visait un quatrième gros globe cette année mais, comme toute la délégation française, il n'a pu se rendre aux Championnats d'Europe en Azerbaïdjan - qui comptaient aussi pour le classement de Coupe du monde - début mars, en raison de la guerre au Moyen-Orient. Cela lui a fait perdre de précieux points.
Plus largement, l'athlète de 28 ans épingle un «calendrier fragmenté, incohérent et irrégulier, aussi bien pour les athlètes que pour le public», avec des disciplines sous-représentées comme l'individuel, format historique qui n'a eu que 3 étapes cette année.
Sollicitée mardi soir par l'AFP, l'ISMF n'avait pas répondu dans l'immédiat. La France est l'une des nations dominantes du ski-alpinisme, qui a fait sa première apparition aux JO 2026 avec le sprint et le relais mixte, deux épreuves qui seront encore au programme en 2030. «On parle de rajouter une troisième épreuve, mais pour ça il faut que les jeunes skieurs puissent suivre, s'identifier, aient envie de participer. J'aimerais que cette prise de parole serve d'électrochoc», a avancé Anselmet auprès de l'AFP.
(afp)
