Osaka fait sensation avant même de dégainer sa raquette
Pourquoi être basique quand on peut être… flawless? La Japonaise Naomi Osaka a transformé son entrée sur le court en véritable moment de mode viral, déclenchant un torrent de réactions sur les réseaux et dans la presse dès son premier match à Melbourne.
Dans ce tournoi du Grand Chelem, qui se déroule du 18 au 31 janvier, la joueuse a fait sa première apparition sur le terrain contre la Croate Antonia Ruzic dans une tenue qui a immédiatement volé la vedette à tout le monde, même au score: 6-3, 3-6, 6-4 pour la Japonaise.
Plutôt que d’opter pour une entrée classique, Osaka a défilé comme sur un podium, dans un look qui a fait exploser les réseaux sociaux.
Flawless 👇🏽
Cette démarche fashion n’est pas totalement déconnectée de la philosophie d’Osaka. La Japonnaise a déjà expliqué à Vogue vouloir créer des moments mémorables, pas seulement des tenues. Sa collaboration avec le designer Robert Wun, connu pour habiller des stars comme Beyoncé ou Cardi B, a donné naissance à un look fluide et inspiré de formes organiques, parfois comparé à une esthétique qui rappelle les mouvements d’une méduse, alliant sport et haute couture.
La mode, mais pas que
Au-delà de l’apparence, le message est clair: les joueurs et joueuses peuvent s'amuser avec leurs looks. Et ce, que ce soit pour des questions esthétiques ou non, n’en déplaise notamment à Bernard Giudicelli. En 2018, celui qui était alors patron de la Fédération française de tennis avait interdit à Serena Williams de revenir jouer à Roland-Garros si l’Américaine se présentait à nouveau dans sa mythique combinaison noire.
Un choix qui n’était pas motivé par des questions esthétiques en premier lieu, comme l’avait expliqué la joueuse aux 23 titres du Grand Chelem. Selon l’Américaine, sa tenue moulante l'avait aidée à gérer les problèmes de caillots sanguins, qui avaient failli lui coûter la vie lors de son accouchement.
Alors, Naomi Osaka réitérera-t-elle à Paris, ou même à Wimbledon? Si Giudicelli, n’étant plus en poste, n’aura cette fois pas son mot à dire concernant les tenues des joueurs et joueuses au Grand Chelem parisien, celui de Londres est connu pour ses traditions.
Parmi elles, une politique vestimentaire stricte, n’autorisant que peu de fantaisies, et encore moins de la couleur.
